• Vincent B.

Les innovations technologiques au cœur de la fonction finance : enjeux pour le DAF

Au sein d'une entreprise, le directeur administratif et financier (DAF) occupe un poste clé sur la tenue des comptes et la balance budgétaire et financière. Sa place stratégique dans l'entreprise lui permet de bénéficier d’une vision d'ensemble et peut changer complètement son périmètre d’action.


Donneur de sens, le DAF peut redéfinir les contours de son métier par une stratégie de transformation digitale efficiente et devenir un tiers de confiance incontournable auprès des opérationnels et des décideurs. Digitaliser un service financier constitue ainsi un enjeu de taille qu’il convient de formaliser en amont.


Dans ce contexte, comment le DAF peut-il être innovant ? Surtout, comment peut-il tirer profit de ces nouvelles technologies ? Décryptage.


La technologie, partenaire d'innovation pour un DAF


Réduire les coûts grâce à la digitalisation


Le Software as a Service (SaaS), ou en français logiciel en tant que service, repose sur un modèle d’exploitation commerciale des logiciels dans lequel ceux-ci sont installés sur des serveurs distants plutôt que sur la machine de l’utilisateur.


Ce type de modèle permet aux organisations d’évoluer de manière plus agile tout en leur conférant davantage de souplesse en matière de gestion financière. Grâce à ce "modèle cloud" , il est ainsi possible de gérer facilement une augmentation du volume de données voire d’intégrer une nouvelle brique fonctionnelle à tout moment : gestion du cycle client, gestion du cycle fournisseur, etc. Les mises à jour fonctionnelles, le stockage d’informations et la maintenance étant entièrement gérés par le fournisseur de la solution, le DAF peut ainsi se concentrer sur son cœur de métier — et la croissance de son entreprise — tout en réduisant ses coûts.


En s'engageant dans une transition numérique grâce aux outils digitaux, de l’intelligence artificielle et du machine learning, le directeur administratif et financier peut obtenir tout un jeu d’informations de manière à sortir des analyses prédictives. Cette logique de réduction des coûts est donc déterminante pour tirer des enseignements économiques.


L’enjeu de la personnalisation


La digitalisation des services financiers améliore également l’accessibilité et la collaboration.


Le cloud par exemple donne un accès permanent à l’information grâce à une simple connexion Internet, et ce, indépendamment de l’endroit où l’utilisateur se trouve. Tout l'inverse d’une solution on premise (sur site) relativement figée et peu évolutive.


L'avantage de ce procédé repose sur le fait que l’ensemble des collaborateurs ont accès à tout moment à leurs données. Les échanges s’effectuent donc de manière plus fluide, ce qui améliore ainsi le traitement des demandes, l’expérience client et in fine la qualité globale de service.



Les avantages de la dématérialisation des données


La dématérialisation des services financiers peut s'apparenter à une innovation de service. La totalité d'une entreprise peut être bénéficiaire, notamment pour la coordination des équipes.


C'est ce que proposent par exemple Supertripper pour la réservation et la gestion des voyages d'affaires, de Slack pour la messagerie d'entreprise ou de Jenji pour faciliter la gestion des notes de frais.


En plus de simplifier la transmission d'informations, la dématérialisation accroît également la productivité au sein des services.


En adoptant une transformation numérique claire (numérisation des données, élaboration d’un classement numérique et mise en place d’un rythme de sauvegarde stable), les données transmises, stockées et triées rendent les recherches plus efficaces tout en limitant les risques de pertes en cas de sinistre ou de suppressions accidentelles.

Dernier facteur d'intérêt : l'homogénéisation des données à l'échelle de l'entreprise. Outre la productivité et les aspects organisationnels, elle permet donc à chacun des collaborateurs de parler le même langage lorsqu’il s’agit de traiter des informations relatives aux clients, aux produits ou aux fournisseurs.


Pérenniser les processus dans la relation client-fournisseur


La digitalisation au service de la cybersécurité


Selon la dernière étude menée par Euler Hermes — société française d’assurance-crédit détenue par le groupe Allianz — et l’Association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion (DFCG), plus de 7 entreprises sur 10 ont été victimes d’au moins une tentative de fraude en 2019. Ce chiffre, similaire à celui de 2018, met en exergue une certaine résilience de la part des fraudeurs.


À ce sujet, les directions financières généralement en charge des données sensibles sont particulièrement visées contre les risques de fraude et de cybercriminalité.


Le DAF a par conséquent un rôle majeur à jouer en matière de cybersécurité, à commencer par l’analyse des risques de l’entreprise. Acteur essentiel dans la lutte contre la cybercriminalité, le directeur financier est en capacité de cartographier l’ensemble des risques et d’y adjoindre en face des dispositifs de sécurité fiables afin de garantir la sécurité des échanges de données et des flux monétaires.



Et concrètement ?


Le DAF peut par exemple :

- formaliser les procédures de versement d’argent

- déployer des tests d’intrusion afin de mettre à l’épreuve certains dispositifs de sécurité existants

- mettre en place des systèmes de verrouillage de données

- refuser temporairement le partage de données

- implémenter un système d’audit en temps réel avec des envois d’alertes


La digitalisation pour plus de transparence


Face à la multiplication des données en continu, les entreprises n'ont d'autre choix aujourd'hui que de prendre des mesures adaptées pour protéger les informations personnelles qui leur sont confiées. Sans relation de confiance, aucun partage d’informations n’est possible…


Un constat pour le moins contraignant dans une société où l’exploitation de data est essentielle pour maintenir un avantage concurrentiel sur ses rivaux.


À ce titre, le Règlement général sur la protection des données (RGPD), entré en application le 25 mai 2018, fixe un cadre réglementaire strict concernant la protection des informations personnelles et oblige les entreprises à prendre leurs dispositions.


(infographie: Generali)


Ces nouvelles exigences ont été prises en réponse au développement des services et outils numériques toujours plus sophistiqués. Les mesures telles que la RGPD sont donc des avancés significatives pour sécuriser les données des entreprises de manière supranationale.


En prenant la mesure des enjeux du digital concernant la confidentialité des données, et notamment celle du renforcement du sentiment de confiance, le DAF a tout intérêt à agir en ce sens et à recentrer une partie de son activité sur la gouvernance des données.


Améliorer la productivité et l’engagement via la transformation technologique


Révolution digitale : automatisation et hausse de la productivité


Le contexte réglementaire incite de plus en plus d’entreprises à automatiser leurs processus financiers et comptables — factures, devis, bons de commande, flux monétaires et démarches administratives.


Loin d’être évidente à ses prémices, l’automatisation permet à une entreprise de gagner en efficacité à la fois sur la gestion des coûts mais également en matière de réactivité. On pense par exemple à la réduction des délais de traitement ou l'amélioration du temps de réponse.


Autre avantage de l’automatisation : elle procure une vision d’ensemble immédiate dans le but d'identifier rapidement des axes d’amélioration pour les processus comptables et financiers, et ce en temps réels. Mieux, elle favorise un changement de stratégie lorsque les résultats ne sont pas probants.


Vous l'aurez compris, le DAF contemporain voit sa fonction évoluer vers un rôle de conseil, en aidant notamment les opérationnels à implémenter de nouveaux outils de suivi.


La digitalisation pour une meilleure expérience utilisateur


Dernier élément intéressant : l'impact d'une digitalisation des process financiers sur l'amélioration de l'expérience utilisateur.


Longtemps perçue comme un phénomène de mode, elle est aujourd'hui indispensable pour réduire les erreurs, diminuer les frustrations et augmenter la productivité des collaborateurs.


On peut aborder ici les notes de frais, telles que l’avancement par les salariés des dépenses liées aux déplacements, sont une illustration parfaite de l'intérêt de digitaliser un service financier.



En rendant possible l’implémentation de nouvelles solutions de gestion des dépenses (cartes prépayées par exemple), la digitalisation peut mettre un terme à ces pratiques incommodantes.


Une fois de plus, un outil comme Supertripper permet de supprimer les avances de frais aux salariés, un sujet relativement contraignant dans la gestion en entreprise.


Enfin, notez que pour cet exemple-ci, le bénéfice est double ; non seulement le salarié n’est plus contraint d’avancer les frais, mais le travail des équipes comptables et financières et notamment du DAF est simplifié : plus de contrôle a posteriori des dépenses et maîtrise complète du poste voyage (politique voyages, refacturation possible, reporting personnalisable, etc. ).


Pour conclure :


Pour conclure, le DAF est en passe de révolutionner la fonction finance grâce aux outils numériques. Son rôle n’est plus restreint aux seules questions financières ; il est dorénavant impliqué dans chacune des décisions stratégiques de l’entreprise.


Plus qu’un simple intermédiaire, il fait figure aujourd'hui de référent capable de piloter la stratégie et la performance afin d’inscrire l’entreprise dans une stratégie de durabilité économique, sociale et environnementale.


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